Un pays misérable où règne la famine et la sécheresse, à part le Delta et une étroite bande de terre cultivable d'à peine 3 à 5kms de largeur, le long d'un fleuve empoisonné, charriant depuis l'origine des temps les terribles germes de la malaria qui ont causé la mort de millions et de millions d'êtres humains, voilà l'Egypte.
Une terre aride, désolée que l'histoire aurait dû balayer comme un vent de sable efface tout sur son passage.
Et pourtant, rien de tel, au contraire, car c'est bien sur cette terre aride et inhospitalière que s'est construite la civilisation la plus prestigieuse de tous les temps. Une civilisation dont la nôtre est issue, certes, mais qui reste toujours auréolée de mystères car il est bien difficile encore d'en définir les véritables origines.
C'est bien là le grand problème de l'archéologie. Les habitations égyptiennes, de même que les palais, n'étaient souvent que des constructions éphémères, les villes elles-mêmes étant quelque fois construites sur le caprice et la fantaisie de quelques souverains et abandonnées à la génération suivante.
Alors, on comprend tout le mal qu'on eu les archéologues pour étudier cette ancienne civilisation car ils ont dû se contenter de ce que les pillards n'ont pas emporté ou qu'ils n'ont pas détruit. On a même, dans l'Antiquité, débité des statues, des stèles, des colonnes comme on coupe du saucisson.
Aux pillards, il faut aussi ajouter une certaine archéologie clandestine qui a détruit bien des lieux pour s'approprier quelques oeuvres d'art souvent destinées à enrichir des collections privées ce qui, ajouté au temps et aux intempéries, rend encore plus délicat le travail des archéologues.
Et pourtant c'est là, à n'en pas douter, que réside le grand mystère de l'aventure humaine. Un mystère qui n'a jamais cessé de hanter l'esprit des hommes. Et c'est pour tenter de le découvrir que de grands noms de l'histoire se trouvent mêlés à cette recherche.
Platon est allé en Egypte, Hérodote, Solon, Aristote sont allés en Egypte, Pythagore a ramené d'Egypte les fondements de la science métaphysique, les Hébreux et les Juifs ont puisé aux sources de l'Egypte les bases même du Zohar et de la Kabbale, Alexandre le Grand, césar, ont essayé d'en savoir bien davantage encore, de même que le général Marc-Antoine qui, pour cela, va jusqu'à séduire la reine Cléopâtre et quoi qu'en dise la légende.
Quand à Napoléon Bonaparte, on se demande encore les véritables raisons de sa campagne d'Egypte. Si, politiquement, cette campagne s'explique mal, nous savons en tout cas que 167 savants de toutes catégories accompagnèrent Bonaparte dans cette expédition. C'est, en effet, à cette expédition d'Egypte que nous devons la découverte de la fameuse pierre de Rosette dont une traduction en Grec permettra plus tard à Champollion de découvrir les hiéroglyphes.
Mais, au cours de cette campagne d'Egypte, en 1799, une autre découverte importante devait avoir lieu, celle-ci due au hasard. En effet, poursuivant les Mamelouks, le général Dessaix, accompagné de ses soldats et d'une vingtaine de savants, ordonne une halte dans le désert. Soudain le sol s'effondre sous leurs pieds, et voilà qu'on découvre l'intérieur d'un temple, et ce temple était le Temple de Dendérah situé à peu près à une soixantaine de kilomètres des ruines de Thèbes.
On a ensuite découvert qu'un autre temple existait sous le premier. En réalité, il s'agissait de la sixième reconstruction du même édifice, comme l'indiquait d'ailleurs un précieux document, conservé au Musée du Caire.
Il est indiqué que ce temple a été construit sur l'ordre du pharaon Khéops, mais qu'allait-on trouver dans ces ruines? Nous allions certainement faire l'une des plus extraordinaires découvertes de l'humanité. Une découverte qui nous indique qu'il s'agit d'une carte du ciel établie sous forme zodiacale et qui se trouvait au plafond de la deuxième chambre. Les astronomes et astrologues pensent qu'il s'agit là d'une carte du ciel d'il y a 12 000 ans.
Il faut tout d'abord signaler que les Egyptiens avaient le sens du caché, du mystérieux, du sacré et du symbolisme comme en témoigne d'ailleurs l'écriture hiéroglyphique dont l'interprétation, on le sait, est à plusieurs sens.
Ainsi encore pour cette carte de Dendérah, où nous remarquons que les 12 constellations semblent guidées par celle du Lion qui se trouve sur une barque. On constate alors qu'il s'agit de l'emplacement que cette cosntellation occupait il y a 12 000 ans. On sait, en effet, que la Terre évolue dans l'espace comme une toupie en donnant l'impression de tourner sur un pivot. Ainsi, pour que tel ou tel endroit revienne à son même emplacement dans l'espace, il faudra que notre bonne vieille Terre effectue un tour de pivot complet. Et pour cela, il faut 25 920 ans.
C'est ce qu'on appelle la précession des équinoxes.
Soyons plus clair. Comme nous l'indique Albert Slosman, tout lem onde sait que l'on doit ajouter à notre calendrier une journée tous les 4 ans. C'est l'année bissextile qui est de 366 jours au lieu de 365. La Terre "recule" donc sur elle-même et cela on ne peut l'éviter. Le recul est de 50 secondes d'arc par an, c'est-à-dire qu'il faut 72 ans pour que la Terre recule d'un degré sur elle-même. D'après ce calcul, et comme il y a 360 degrés dans le cercle, multiplions et nous constatons que tel ou tel endroit, comme je l'ai dit, revient à son même emplacement dans l'espace tous les 25 920 ans.
Alors, on calcule la position des astres de cette carte de Dendérah et on en arrive à un décalage de 12 000 ans. Et 12 000 ans, c'est l'époque du grand cataclysme confirmé par la science récemment. Une collision avec un astéroïde ou une comète, par exemple, ce qui a failli se produire dns les années 30 et 50. Et cela peut encore se produire.
Dans toutes les vieilles civilisations nous trouvons trace de ce cataclysme : dans le Mahabharata et le Ramayana des hindous, dans les tablettes de l'île de Pâques et certainement aussi dans le déluge universel mentionné par la Bible, la Torah, le Coran et d'autres écrits perses du temps de Melchisédech. Et n'oublions pas le chapitre 17 du Livre des Morts Egyptien. Quand les Egyptiens parlent de "leur première patrie engloutie", ne s'agissait-il pas de l'Atlantide, ce continent disparu en des temps prébibliques et qu'on situe généralement au coeur même de l'Océan Atlantique? Des fouilles ont été faites dans la région de Bimini et nous connaissons ces découvertes : dalles, statues, objets divers portant des inscriptions encore inconnues.
La tradition égyptienne, dont plus tard s'inspirèrent Plutarque, Platon et bien d'autres est formelle. Cette "ancienne patrie" est inscrite dans les textes des pyramides, sur les papyrus de Leyde et de Nu et ceux-ci nous indiquent qu'il s'agit de l'Atlantide.
Ce mystérieux continent qui disparut sous les flots à la suite d'un effroyable cataclysme. La Terre aurait donc basculé sous sonaxe de 23 degrés et 8 minutes.
Beaucoup de chercheurs pensent, aujourd'hui, que l'ancien Pôle Nord se serait trouvé au Maroc, à une quarantaine de kilomètres au sud d'Erfoud. Comme on a découvert des mammouths congelés en Sibérie. Les Russes en ont même mangé la chair en 1928. Ces monstres cryogénisés en l'espace de quelques secondes étaient encore recouverts de poils. Des découpes dans les sols ont même permis de découvrir, en Sibérie, une végétation tropicale et même équatoriale complètement fossilisée. Des fougères géantes, par exemple.
Il y aurait donc eu un renversement des Pôles dans cet effroyable cataclysme d'il y a 12 000 ans. Alors, imaginons le désarroi de ces survivants Atlantes car pour eux, maintenant, le soleil ne se lève plus à l'ouest mais à l'est, de même qu'il ne se couche plus à l'est, mais à l'ouest. Autours d'eux, tout a changé et, à la place de leur continent, il n'y a plus que l'océan.
Certes, il faudra beaucoup de temps pour que s'opère la fusion des Atlantes et des premiers Egyptiens car l'Egypte de ce temps-là ne connaît encore aucune civilisation. Nous sommes au tout début de l'ère pré-pharaonique où tout a commencé avec Ptah, premier dieu tout puissant.
Mais, en dehors de Ptah, nous apprenons qu'en Atlantide l'empereur portait le nom de Rawon, qui veut dire gardien et le Rawon, nous explique Albert Slosman, était initié au grand secret et possédait de toute évidence des pouvoirs immenses. Ce même titre, plus tard, sera transmis au roi d'Egypte avec, devant Rawon, le mot pha, qui veut dire "gardien de la continuité spirituelle". Nous avons donc le mot pharawon ou pharaon, comme nous le disons aujourd'hui.
Ainsi, à partir de là, commencera l'ère des pharaons avec Ménès ou Narmer, fondateur de Memphis et premier pharaon de l'Egypte.
(A suivre...)